Fondation Clos Fleuri

Liberté, entraide et vivre ensemble, 3 valeurs essentielles

Depuis la création d’une école spécialisée à Bulle, en 1968, par des parents d’enfants en situation de handicap, présentant principalement une déficience intellectuelle, le temps a transformé cette louable initiative en la Fondation Clos Fleuri. Elle accompagne aujourd’hui toutes les générations grâce à ses 3 secteurs : école, ateliers et accueil & habitat. Son équipe, composée de professionnels investis et dévoués, encadre les plus jeunes comme les séniors dans leur quotidien et met tout en œuvre pour qu’ils trouvent et aient leur place dans la société.

Plus de 55 ans d’entraide

Seules pour offrir une éducation adaptée aux handicaps de leurs enfants, plusieurs familles se réunissent, et ouvrent une école à Bulle, en 1968. Un an plus tard, elles mettent leur énergie au service des adultes affectés par les mêmes pathologies en créant un atelier de production adaptée leur proposant des places de travail. Il faut attendre 1979 pour que la structure d’ordre privé se transforme officiellement en la « Fondation Clos Fleuri », institution spécialisée, et commence à être reconnue par les autorités. A partir de là, elle n’a de cesse de se développer en ouvrant de nouveaux lieux d’accueil et de travail puis elle élargit ses activités, en 1985, en créant un home éducatif. Rapidement, le besoin de prestations spécifiques pour des personnes davantage touchées dans leur intégrité physique et mentale se manifeste et amène à la construction d’une aile complémentaire, voulue médico-éducative, en 1992. Dans le même temps, en réponse à une demande croissante de postes de travail, le secteur des ateliers s’agrandit. Ainsi, au fil du temps, la Fondation évolue, s’adapte et ouvre de nouveaux espaces comme un premier appartement communautaire en 2015 ou encore un accueil de jour en 2019, ainsi qu’une ferme pédagogique en 2022. Aujourd’hui, le quotidien de nombreuses personnes a changé et change grâce à l’énergie déployée par les équipes pour offrir une parenthèse à certains, une vie quasi normale à d’autres. Ainsi, l’école compte quelque 40 élèves, les ateliers permettent à quasi 140 personnes, à différents taux de présence, de travailler à leur rythme tandis que les différents lieux de vie dédiés à l’accueil & habitat propose 86 places au total. Pour permettre à chacun de s’épanouir, la Fondation emploie plus de 220 personnes.

Une école pour les 4-18 ans

L’école, lieu emblématique de la Fondation puisque c’est par elle qu’a démarré l’histoire, accueille aujourd’hui, dans le cadre de la scolarité obligatoire et post-obligatoire, des élèves de 4 à 18 ans, présentant des troubles dans les domaines cognitifs, physiques, psychiques, communicationnels et comportementaux engendrant des difficultés d’intégration sociale et d’acquisitions scolaires. Grâce aux enseignants et éducateurs spécialisés, aux logopédistes, aux psychomotriciens, aux psychologues et à l’infirmière qui les entourent, ils évoluent dans des petites classes où ils bénéficient d’un accompagnement soutenu. Deux structures différentes sont à disposition : le centre scolaire et éducatif correspondant aux cycles 1 et 2 du Plan d’Etude Romand (PER) équivalent à l’« école enfantine » et l’« école primaire » et le cycle d’orientation et préprofessionnelle similaire au cycle 3 du PER assimilé au « cycle d’orientation » et à la scolarité post-obligatoire. L’ensemble de ces prestations leur offre l’opportunité de se développer au niveau personnel, d’acquérir de l’autonomie, d’évoluer de par un enseignement adapté et de se donner les clés pour une meilleure intégration sociale et professionnelle possible. De plus, ils peuvent, durant leurs deux dernières années du post-obligatoire, effectuer des stages au sein des ateliers de la Fondation, afin de mieux comprendre et appréhender ce qu’est le travail. Après leurs études, ils pourront les intégrer définitivement s’ils le souhaitent ou s’orienter sur d’autres lieux professionnels.

Les ateliers, des pôles multigénérationnels

Ouverts à des jeunes dès 18 ans jusqu’aux séniors atteignant l’âge de la retraite, afin de répondre au mieux aux attentes de personnes rencontrant des troubles du développement intellectuel et rencontrant des situations de handicap, les ateliers sont divisés en 2 parties : lieu de travail occupationnel et lieu de production adaptée. Quel que soit le temps de présence ou l’activité exercée, tous les bénéficiaires ont un contrat et sont rémunérés en fonction de leurs compétences. Là encore, ils sont entourés de professionnels, notamment des Maîtres socioprofessionnels, avec un accompagnement plus intensif en ce qui concerne le pôle occupationnel où le besoin est plus important. Pour autant, les activités, diversifiées et valorisantes, proposées dans ces deux pôles sont adaptées aux aptitudes et aux goûts de chacun et présentent de très nombreux avantages. En effet, elles favorisent le développement des aptitudes, par le biais de la formation, de la production et de la dispensation de services et contribuent ainsi à l’acquisition d’une identité professionnelle. De plus, elles permettent de favoriser les relations entre les bénéficiaires, la Fondation et le tissu économique de la région.

Un large choix de travail au cœur des ateliers

Les ateliers sont divisés en trois unités, une dévouée au « technique », une seconde aux « multi-services » et une dernière à « l’intégration » et « l’occupation », où les bénéficiaires, appelés ici des employés puisqu’ils sont au bénéfice, comme tous les autres, d’un contrat de travail, exercent, à leur rythme et selon leurs aptitudes, des missions en lien avec leurs possibilités. Au sujet de la partie occupationnelle, le travail n’en reste pas moins valorisant voire original, à l’image de sculptures réalisées à partir de capsules de café recyclées, ou celui réalisé à la ferme pédagogique. Du côté de l’unité technique, pour ceux qui ont choisi la menuiserie, des ateliers équipés d’un matériel performant leur permettent de répondre à des commandes variées comme, par exemple, la création de barres d’obstacle pour les concours hippiques, la peinture de lattes de barrage ou bien encore le façonnage de bancs, de caisses à vin, de cadres de cibles pour le tir sportif… la liste est longue. Concernant l’unité multi-service, autant dire que le panel est large ! En effet, la poterie comme le tissage à la main font partie du quotidien de certains tandis que d’autres préfèrent s’adonner à la décoration et préparer, par exemple, de magnifiques cartes de vœux qui peuvent être personnalisées. Le côté gourmet permet, quant à lui, d’assouvir les envies de cuisiner en donnant l’occasion de réaliser nombre de produits du terroir ou de confectionner des délices aux chocolats qui régalent les amateurs. Il offre aussi l’opportunité de travailler directement pour la Fondation à l’occasion de l’élaboration de desserts pour le repas de midi ou la vente de pain, par exemple. Au final, toutes les créations énoncées, et il en existe bien d’autres, peuvent être commandées par des entreprises, comme Cartier ou Grisoni, et de particuliers, ou destinées à la vente sur des marchés ou directement à la Fondation. Pour finir, le conditionnement est également très prisé autant pour des travaux manutentionnaires que du publipostage. Concernant la partie intégration, comme son nom l’indique, l’implication est plus importante. Elle est ouverte à des personnes à même de trouver leur place dans une équipe de travail intégré à d’autres entreprises. Ainsi la Coop du Câro à Bulle accueille huit bénéficiaires pour la mise en rayon ou le service à la cliente tandis que d’autres participent à l’intendance du secteur accueil & habitat ou travaillent à l’administration, la conciergerie ou à la cuisine institutionnelle de la Fondation. On l’aura compris, ces unités sont des moteurs pour le bien-être de toutes celles et ceux qui y collaborent, quel que soit leur niveau d’handicap, puisque tout est pensé au quotidien pour qu’ils y trouvent leur place, s’y fassent plaisir et avancent dans la vie plus sereinement.

Le secteur accueil & habitat, pour quelques heures ou pour y vivre

Ce secteur offre à des adultes, dès 18 ans, un lieu de vie ponctuel, avec son accueil de jour, ou fixe, avec ses résidences et appartements communautaires. Ce dernier compte trois types de structures résidentielles adaptées à 86 personnes. S’appuyant au quotidien sur les aptitudes et ressources environnementales de chacun, les travailleurs sociaux contribuent à la réalisation des habitudes de vie, à l’autonomisation et à la promotion de leur participation sociale. Ils ajustent les prestations au regard des besoins que nécessite leur état de santé ou des demandes formulées par ces derniers dans le cadre de leurs projets de vie. Pour ce faire, trois résidences différentes sont à disposition. La résidence éducative ou home sans occupation, composée de 5 lieux de vie pour 29 résidents qui, pour la plupart, ont une activité professionnelle au sein des ateliers de la Fondation tandis que la résidence médico-éducative ou home avec occupation, et ses 3 lieux de vie, est destinée à 39 personnes qui, pour la plupart, n’ont pas d’activité professionnelle. S’ajoutent les deux appartements communautaires où chacun voit vivre sous un même toit, 6 bénéficiaires. Cette offre est complétée par deux autres structures : les chambres d’accueil temporaire qui proposent un accueil de jour ou de nuit pour une durée ne dépassant pas trois semaines, offrant ainsi une assistance ponctuelle à des personnes externes, et le centre de jour pour 6 participants. L’ensemble de ces structures est conduit par des éducateurs et des infirmiers, il cherche à les maintenir et à développer leurs aptitudes de manière à diversifier leurs habitudes de vie. Il contribue également à assurer un relais pour les proches aidants. Pour finir, une permanence pour les résidences et appartements communautaires est également à disposition, afin de permettre aux bénéficiaires d’être accompagnés en journée en cas de temps partiel ou maladie.

Et demain?

Comme l’a précisé une étude mandatée par l’association du CO et la ville de Bulle, la population de la Gruyère devrait passer de 55 000 habitants à ce jour à 82 000 en 2040. Comme le fait remarquer le directeur de la Fondation Clos Fleuri, Damien Dandelot, les prestations proposées doivent déjà penser à évoluer, la demande devant obligatoirement aller crescendo face à cette montée en puissance des résidents. Pour ce faire, un travail est mené sous plusieurs axes. Un premier se fait de concert avec les collaborateurs et les bénéficiaires. Elle tourne autour de la qualité de l’accompagnement par rapport au mandat avec l’Etat et ses 3 valeurs : liberté, entraide et vivre ensemble. Nombre d’idées ont été formulées, beaucoup vont voir le jour pour rendre la Fondation toujours plus proche des siens. Autre point important, la révision complète du parc immobilier. Ainsi, les ateliers vont être implantés, d’ici l’été 2028, dans un nouveau bâtiment à Epagny, aussi écologique que flexible, répondant aux normes, aux besoins et au cahier des charges. Toujours dans l’idée de s’adapter à l’évolution démographique et ce qu’il en découlera, une construction résidentielle neuve avec accueil de jour se discute avec l’Etat. Elle offrira également des services de gériatrie et palliatif, ainsi que des appartements communautaires supplémentaires. Concernant l’école, une réflexion est également lancée avec l’Etat pour trouver un lieu plus adapté. Preuve en est, de par toutes ces projets, que la Fondation Clos Fleuri ne cessera pas d’écrire son histoire et continuera à accompagner des personnes de tous âges, touchées par toutes sortes d’handicaps, pour que leurs vies se transforment en de larges sourires et en moments de bonheur.

Fondation Clos Fleuri
Rue de Vevey 230 – CH-1630 Bulle
Tél. +41 26 919 60 30
www.clos-fleuri.ch